Pour être et accomplir notre vie en tant qu’être incarné, ce dont nous disposons c’est d’un corps, structure physiologique vulnérable. De la plante aux mammifères, et bien sûr l’Homme n’échappe pas à la règle, chaque espèce vivante s’adapte pour garantir sa vie et satisfaire ses besoins propres, à commencer par les besoins primaires pour alimenter la structure. Entre adaptation au milieu extérieur et écologie intérieure, la structure gère son équilibre.
L’équilibre intérieur est géré via un système autonome : le neurovégétatif. Mais la structure a aussi des besoins qui dépendent de son environnement, comme l’air, l’eau, de quoi manger… Les premières sensations pour nous presser à nourrir nos besoins, que nous savons décoder, sont le sommeil, la soif, la faim.
Nous avons aussi d’autres besoins, moins primaires et néanmoins incontournables, pour préserver notre intégrité d’être. En premier lieu le besoin d’être en sécurité dans notre environnement, mais aussi le besoin d’être identifié au sein de notre groupe social. Et enfin, un besoin plus personnel, celui de réalité d’être une personne singulière qui mène un projet. A eux tous, ils constituent le besoin fondamental d’intégrité, tant physiologique que psychique.
C’est dire si les besoins fondamentaux sont à l’origine de notre motivation et des sensations de satisfaction. Mais ils sont aussi à l’origine de nos frustrations et des sensations douloureuses de manque. C’est à ce moment là que se déclenche l’émotion racine, la peur.
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